Triple Karmeliet

Blonde à la transparence lumineuse, elle se couvre d’écume blanc cassé. Elle respire la chicorée torréfiée, la croûte de pain relevée d’un trait de réglisse, d’un soupçon de poivre. Les arômes éclatent en bouche : houblon, fruits et épices. La fraîcheur vient supporter l’élan savoureux, le tonifie, puis le rend aérien. L’amer se mue en dentelles délicates et savoureuses. La suavité  se métamorphose en agrumes confits. Le caractère épicé s’affermit. La longueur se remémore chaque séquence aromatique.  

Comté de 22 mois d’affinage bien bluffé

Il affirme sa puissance, une  vigueur aromatique intense qui rappelle le minéral d’une pierre éclatée, la suavité des confitures de lait, l’intensité des plantes aromatiques aux accents amers de gentiane et de cacao ou plus sucrés des mellifères, la force de la fraîcheur qui avive le palais.
Le Comté semble inaccessible à la Triple, mais la bière a des ressources et joue avec la puissance du fromage pour en sublimer la complexité. C’est avec une légèreté inattendue que le duo défile sur les papilles interloquées par tant de subtilités. Puis les stars d’une gorgée se retirent et laissent en mémoire cette délicate amertume, écho raffiné du houblon et du Comté bien affiné.